Sérifontaine Info

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mardi 14 juin 2016

Inauguration de la station

Samedi 18 juin sera inaugurée la nouvelle station d’épuration.

Les Sérifontainois seront certainement nombreux à vouloir visiter, comme on le leur propose, ce monument qui va durablement s’inscrire dans le paysage, à l’entrée de notre ville. Ils seront certainement aussi nombreux à se réjouir de la réception, probablement fastueuse, qui sera « offerte » par le constructeur.

Nous n’y participerons pas. Nous avons regretté les conditions dans lesquelles avait été fait – en réalité avant tout appel d’offre - le choix d’une solution trop importante et trop onéreuse pour Sérifontaine, un gadget pas vraiment écologique et vendu au demeurant à un assez petit nombre de villes (plus peuplées que la nôtre). L’ancienne majorité avait refusé tout débat avec une crispation qui laissait pressentir son échec en 2014 et l’a en partie provoqué en empêchant toute solution de renouvellement dans la continuité.

La majorité issue des élections de 2014 n’avait guère les moyens de revenir sur cette décision, l'affaire étant trop engagée juridiquement, et l'a donc assumée, y compris en relevant le prix de l'eau ce qui frappe tout le monde et d'abord les familles avec enfants. Nous lui donnons acte de la bonne conduite des travaux.

Nous souhaitons maintenant que la nouvelle station rende service. Nous souhaitons que sa maintenance ne s'avère pas trop complexe ou onéreuse et ne nous enchaîne pas trop au groupe Veolia. Certes son entretien sera bientôt l’affaire de la Communauté de Communes. Ce sera l'occasion de voir si cette intercommunalité - autre sujet sur lequel le débat public n'a pas été à la hauteur des enjeux - change réellement la donne, et dans quel sens.

dimanche 17 avril 2016

Fin d'une époque ?

15 avril

Comme on le lira sur notre compte-rendu du Conseil Municipal du 15 avril 2016, le Conseil a autorisé le Maire à signer le compromis négocié avec Tréfimetaux (KME). Les bâtiments seront pour l'essentiel détruits, le terrain étant recouvert d'un enrobé.

La priorité, que nous approuvons, est de permettre à la Ville, de garder la main sur ces terrains et de cantonner la pollution en évitant celle de la rivière.

Au-delà de cette mesure nécessaire, le projet de parc photovoltaïque nous paraîtrait devoir être poursuivi.

Nous souhaitons que la "maison du Directeur" et le bâtiment le plus ancien puissent survivre, comme témoignage. Il serait aussi important que des archives photographiques soient constituées (elles existent chez KME) pour conserver une trace précieuse de la vie industrielle et ouvrière au 20ème siècle.

dimanche 13 décembre 2015

Ça continue

Les résultats du second tour des élections régionales sont les suivants:

résultat second tour régionales

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dimanche 6 décembre 2015

Élections régionales, entre effroi et beffrois

Les résultats du 1er tour des régionales sur Sérifontaine sont les suivants :

  • une participation légèrement inférieure à la moyenne nationale, et sensiblement inférieure à la moyenne régionale, dans le cadre d'une grande région où Sérifontaine est encore davantage marginalisée ;
  • une large avance du Front National, supérieure au score régional élevé,et qui ne manquera pas de donner l'aliment de la plupart des commentaires, mais qui ne témoigne pas d'une progression récente (437 voix contre 428 à Mme Le Pen en 2012) ;
  • un score particulièrement faible des deux partis de gouvernements, aucun des deux ne tirant de profit à Sérifontaine de leur commune course à droite et de leurs agitations belliqueuses et sécuritaires ;
  • un score globalement modeste des listes de gauche absurdement émiettées, avec tout juste une part plus importante chez nous de la liste du PCF (il reste 69 communistes à Sérifontaine, pas de quoi nourrir le mythe), et inversement une part moins importante pour la ligne EELV-PDG, la seule qui aurait été en mesure de fusionner, tentation à laquelle les événements semblent ne pas devoir la soumettre.


Premier tour des régionales

A gauche, les 3 "petites listes" de gauche dépassent le score d'un PS qui semble avoir perdu toute attache avec le type d'électorat que l'on trouve à Sérifontaine. La situation n'est pas symétrique à droite où les "divers" réunis n'atteignent que la moitié du score de la liste sarkozyste, ce qui est déjà un signe de flottement important.

Mais puisque l'on parle encore de partis de gouvernements pour désigner les deux groupes de notables qui exercent le pouvoir à tour de rôle quand ce n'est pas ensemble, il faut surtout noter combien ils ont eu l'air absents, vidés, à côté de la plaque. Ces confrontations avec le peuple les épuisent, les déçoivent.

Le tract de l'un nous promettait l'arrivée des trains à l'heure, la tenue de permanence d'élus et... un engagement de conserver nos beffrois, nos cathédrales, nos clochers qui a peu touché les Sérifontainois, par ailleurs insensibles à l'enjeu de la préservation du Cht'i, du Picard et du Flamand. On sent bien l'état d'urgence...

BIENVENUE CHEZ LES CHTIS

Le tract de l'autre nous assurait que notre grande région a rallumé ses moteurs. Cela a dû se passer depuis quelques jours seulement car la grande région qui est la sienne plus que la nôtre n'existe pas depuis des mois, et n'a proprement rien fait jusqu'à présent. Le signataire nous assurait que fort de nos valeurs communes nous avons travaillé dur. L'adjectif qualificatif étant au singulier (cet accord là n'est pas le plus dur à respecter en langue française!) on en concluait soit qu'il parlait de lui au pluriel de majesté (mais il n'est pas encore élu!) soit... qu'il se sentait un peu seul. Pour l'homme qui se présentait comme seul à pouvoir faire obstacle au Front National, tandis que son parti met en oeuvre chaque semaine une nouvelle mesure liberticide, cela se comprend un peu.

Plus sérieusement: il est clair que les partis de notables ne sont plus en mesure ni de parler pour l'électorat populaire, ni de le museler. Qu'en plein état d'urgence, avec tout ce que cela témoigne d'épuisement de notre modèle démocratique, qu'en pleine crise économique et sociale, avec une monté accélérée du chômage, de la précarité, de la pauvreté, qu'en pleine crise écologique (14° cet après-midi de décembre, tandis que les lobbystes s'affairent à la COP 21) qu'en pleine campagne électorale... ils n'aient rien eu de plus sérieux à nous narrer que des histoires de beffrois ou de moteurs de fusée donne la mesure d'un divorce qui dépasse l'entendement.

jeudi 9 juillet 2015

Rien de bien neuf

L'Oise Hebdo du 8 juillet 2015

dimanche 22 février 2015

Un mot sur l'École

Les parents viennent de trouver dans leurs boites aux lettres un formulaire signé par le maire. Il s’agit d’un questionnaire concernant la rentrée prochaine, les commentaires à faire sur les T.A.P. actuels et l'organisation générale des activités périscolaires,. Il permet d’exprimer des souhaits sur ce que l'on voudrait ou préfèrerait. Mais glissé « accessoirement », on sollicite leur avis sur le projet d'une participation symbolique aux frais engagés pour les T.A.P. à hauteur de 10 euros / enfant et par trimestre…Cela confirme l'intention affichée lors du Conseil Municipal du 13 février de commencer "à faire payer" les familles...

Cela s'ajoute à la série des petites augmentations sur les divers frais à supporter (cantine, claps, activités culturelles ou sportives, etc.) la liste n'étant peut-être pas exhaustive. Certains redoutent que ce ne soit qu’un début.

Même (en commençant) avec une somme modique, il n'en est pas question par principe : les familles ont inscrit en très grande majorité leur enfants aux T.A.P., non pas par adhésion enthousiaste à la formule, mais parce qu'elles n’avaient absolument pas le choix ! Elles sont captives de la situation et sont obligées de passer sous les fourches caudines, en raison d’activités professionnelles ou autres, et n'ont pas la possibilité de rechercher leurs enfants à 15h00 tous les jours !

Nous reconnaissons bien volontiers que la municipalité subit, elle aussi, une réforme critiquable. Mais la Mairie doit être garante de l'équité au niveau local. Nous comprenons d’autant plus mal ces hausses que Madame Valogne était plutôt satisfaite et contente d'annoncer l’équilibre du budget consacré aux T.A.P., avec peut-être même un petit excédent lors de la présentation d'un premier bilan. De plus le fond d’amorçage mis en place par l’État est reconduit l'année prochaine.

Le sujet du « périscolaire » ne doit cependant pas faire oublier le sujet principal à l’école, qui est l’école elle-même. L 'arrivée des enfants d'Eragny (commune qui ne fait partie ni de notre canton ni de notre ComCom) dans les écoles de Sérifontaine approche à grand pas. Elle a été acceptée contre monnaie sonnante et trébuchante, dont le montant a été précisé lors d’un Conseil fin 2014. Selon nous, c’est une logique économique qui a commandé cela, autant du côté de l’Académie (qui veut tout regrouper sur des petits « pôles scolaires » et y bourrer les classes) qu’au niveau de la Mairie. Mais rien n’aurait été prévu, sauf erreur, quant à la logique éducative : surcharge des classes, augmentation des groupes T.A.P. et de l'encadrement induit, du claps, des transports, de la cantine, etc... Le conseil d'école et les parents d'élèves ont-ils été consultés, ainsi que l'équipe enseignante ?

Pourquoi M. Mazurier, à Eragny, préfère-t-il voir a mort de son école, avec ce que cela implique quant à la « vie » de son village par l'animation liée à cette jeunesse, plutôt que d'investir dans la rénovation de l’école? Ses classes ne sont pas aux normes, et alors ? Sérifontaine a bien investi dans la construction de classes et entretenu les autres par des travaux. Est-ce bien rendre service aux parents d'Eragny que d'accueillir leurs enfants ? Ne préféreraient-ils pas rester sur place quitte à venir en car à la cantine tout comme ceux de Talmontiers ? Nous osons espérer que l'accueil à Sérifontaine n'est pas uniquement motivé par le "retour financier" lié à leur participation… d’autant qu’il ne sera pas forcément à la hauteur de toutes les charges d’investissement, quand on aura fait le tour de l’affaire.

Il faut dire aussi un mot de l'arrivée prochaine des habitants de l' H.L.M. de l'Oise (sur l’ancien site Shopi). On avait dit qu’ils devraient arriver en avril, à la suite de la démolition d'une tour de Méru. Nous voudrions savoir si une anticipation financière a été faite. Des moyens supplémentaires ont-ils été sollicités à l'Académie ? Des renseignements ont-ils été demandés quant à l'âge et au nombre des enfants susceptibles d'intégrer les classes au milieu de l'année, pour bien intégrer ces enfants dans une classe déjà constituée ?

Est-ce que d'aventure il ne serait pas possible de demander un report pour fixer leur arrivée à la rentrée scolaire de septembre, ce qui serait quand même plus facile pour tout le monde ? Trois mois de délais seraient peut-être les bienvenus, tant pour la démolition de la tour que pour le parfait achèvement de l'immeuble d’habitation. Et puis, les vacances d'été constituent peut-être une période plus pratique pour déménager pour les familles.

On le voit : au-delà des visions de chaque problèmes en termes comptables, il y a bien des choses à dire !

dimanche 1 juin 2014

Après les "européennes"...

Voici donc le deuxième scrutin qui voit notre commune placer en tête le Front National. Encore la fois précédente avait-on l’excuse d’un choix restreint entre l’extrême droite ou la droite extrême….

Ce dimanche 25 juin, les électeurs avaient au contraire l’embarras du choix, dans un scrutin que les élites disent très important, mais qu’on laisse tourner à la fête des fous, tant par la multiplicité délirante des petites listes, que par un vote dans des circonscriptions qui ne correspondent à rien.

Avec une participation « dans la moyenne », Sérifontaine place le Front National à un niveau sans commune mesure avec sa moyenne nationale et même très au-dessus du score que Mme Le Pen réalise dans la circonscription, la nôtre, où elle conduisait la liste de son mouvement.

Même s'il y a pu avoir des « nouveaux électeurs FN » à Sérifontaine par rapport à la présidentielle de 2012, notamment des gens que déçoit le maintien du cap libéral par un président socialiste, il est peu probable que cela explique les chiffres de 2014. D'autre part les électeurs du FN n’ont représenté que 17,92 % des inscrits. Ce qui donne finalement leur score plus de deux fois supérieur, c’est que le FN a su mobiliser 83% de ses électeurs de la Présidentielle sur Sérifontaine (Mme Le Pen y avait obtenu 428 voix ).

En regard, le Front de Gauche (liste de M. Hénin) n’a pu conserver que 41% des 251 voix qui s’étaient porté en 2012 sur M. Mélenchon. Ce qui le met à 12,7 %, soit près du double de sa moyenne nationale, mais à un niveau incroyablement faible pour une commune qui se présentait il y a peu encore comme de « tradition communiste ». Il est probable que ce qui commence à filtrer de l’ancienne gestion n’a pas été de nature à favoriser une remobilisation du camp progressiste.

Notons cependant que l’autre force politique locale, l’UMP, si elle se place devant le Front de Gauche, subit avec 16% une érosion plus forte encore puisque sa liste ne conserve que 39% des 334 voix qui s’étaient portées sur M. Sarkozy. Ceci ne donnera pas, sur place, un très grand poids à Mme Lefebvre, qui prône ici l’apolitisme en tant que Présidente de la Communauté de Communes mais qui figurait sur la liste conduite par le bras droit de M. Coppé en plein feuilleton du financement de la campagne de M. Sarkozy et qui en est réduite à invoquer une crise morale et politique qui vient malheureusement s'ajouter à la crise économique.

Le Parti Socialiste quant à lui n'a pu mobiliser que 18% des 384 voix qui s’étaient portées au premier tour des présidentielles sur M. Hollande. Les déçus de M. Hollande votent massivement avec leurs pieds. Il reste à comprendre pourquoi ils ne franchissent pas le seuil de la Gauche de gauche.

Au plan national, l’affaiblissement constant et patent des partis dits de gouvernement (affaiblissement largement dû à leur obstination européenne et austéritaire) est tel que les acteurs locaux n'oseront bientôt plus s'en réclamer, ce qui ne fera qu’entretenir la confusion.

D'autre part le principal enseignement de ce scrutin pourrait bien être que les abstentionnistes sont désormais à compter comme un réservoir de vote FN. La différence entre le FN et le Front de Gauche en ce qui concerne leur capacité respective à mobiliser les victimes du système d'austérité imposé par le cadre européen actuel ne plaide évidemment pas en faveur des stratégies d'alliances (tardives, honteuses ou déguisées) avec l'un des deux partis gestionnaires de ce carcan. A cet égard, les "européennes" s'inscrivent dans le droit fil des municipales dans notre environnement géographique immédiat.

Enfin à Sérifontaine, sans entrer dans les débats souvent biaisés sur la plus ou moins grande porosité entre les électorats communistes de jadis (aux municipales) et FN (aux autres élections), il est clair que le changement de municipalité doit être, à gauche, l'occasion d'un rajeunissement, d'un renouvellement, d'une re-fondation.

M.Pinel lundi 26, dès le début de séance du Conseil Municipal a cru devoir faire une déclaration liminaire hors ordre du jour, pour dire qu’il était consterné par les résultats du Front National à Sérifontaine et interpeller la municipalité pour savoir ce que M. Thibaut et ses adjoints comptaient faire pour y remédier à e cette surprise catastrophique. Le Maire, Mme Valogne et M. Carbonnier ont répondu assez vaguement et sans réel contenu, que leur liste était apolitique et qu’ils ne feraient donc pas de commentaire.

Il nous semble que le débat, qui devrait sans doute s’inscrire ailleurs que dans une séance technique du Conseil Municipal, est plutôt mal cadré.

Certes, à nos yeux du moins, l'apolitisme est un mot creux, voire un non-sens littéral : lorsqu’on commande aux affaires d'une cité, même de taille modeste, et que l'on conduit les destinées d'une communauté de citoyens, on fait de la politique. Même si la marge de manœuvre budgétaire est faible, les choix agissent sur le quotidien. D’autre part les élus peuvent agir sur le long terme par des actions de fond, sur la démographie, sur le cadre de vie, les infrastructures, le social et l'avenir (enfance/adolescence).

Mais sans doute est-ce la sensibilité, ou la culture, des gens qui ne sont pas de gauche, que de se percevoir eux-mêmes comme apolitiques. Nous le comprenons. Le Maire, qui n’est ni encarté ni officiellement soutenu par un parti politique, peut bien se dire apolitique, il sera jugé sur les résultats de choix qui sont politiques.

Venons-en aux élus de l’opposition qui ont commencé le Conseil Municipal sur ce sujet : faut-il leur rappeler que les scores du FN à Sérifontaine sont tout, sauf une surprise ? Les résultats des élections de 2012 et plus récemment de la législative partielle de 2013 donnaient des résultats s'en approchant. L’indignation de M. Pinel n'est pas crédible. En revanche, en demandant ce que compte faire la municipalité, on ne sait s’il manifeste un sérieux culot ou une totale inconscience : M. Thibaut vient juste d'arriver aux affaires. Si la Municipalité pouvait faire quelque chose pour endiguer le vote FN, M. Pinel serait assez bien placé pour en juger. La question se poserait plutôt de savoir dans quelle mesure la démobilisation à gauche (largement due à la déception face à la politique de M. Hollande mais également à un sentiment d’abandon, de honte, de révolte) ne doit pas quand même quelque chose au lent dépérissement de Sérifontaine au cours de ces dix dernières années.

Pas de prix de vertu ici : nous nous souvenons d’avoir entendu l’an passé en réunion publique l’un des élus de la LDUO appeler sans complexe ni prudence à faire battre M. Mancel...en votant en conséquence pour Mme Italiani.

Les questions de fond, maintenant, sont posées à tous, et bien au delà d’un Conseil Municipal où l’apport de la gauche devra se faire autrement que par des postures autour de la table et des cris de voyous dans la salle.

La première question, c’est : comment redonner à tous un peu de confiance en ceux qui nous gouvernent ? Au niveau municipal, cela commence tout simplement par l'essentiel : la probité et l'intégrité adossées à la transparence et au dialogue. C'est ce qu'à commencé à faire M.Thibaut, il faut le reconnaitre. Au niveau national, cela commence par une probité dans l’offre : que ceux qui soutiennent le gouvernement le disent, que ceux qui soutiennent de fai à Bruxelles, le fonctionnement de l’Europe, le disent. Et que ceux qui s’y opposent produisent un discours simple, compréhensible et constructif. Que les uns ne s’allient pas avec les autres entre les deux tours, ne fassent pas de petits marchés derrière le rideau des commissions, et de toutes les réunions « entre élus » dont les électeurs ne savent rien.

dimanche 25 mai 2014

Les résultats élections européennes

à Sérifontaine, sur 1.980 électeurs inscrits, 836 se sont rendus aux urnes, un taux de participation ( 42,2 % ) très proche de la moyenne nationale.

Sur les 811 suffrages exprimés (car si on compte les nuls séparément des blancs, on ne les compte toujours pas dans les suffrages exprimés) ont obtenus :

  • la liste du Front National : 355 voix soit 43,77 % des suffrages exprimés
  • la liste de l'UMP : 130 voix, soit 16, 03 %
  • la liste du Front de Gauche : 103 voix , soit 12,70%
  • la liste du Parti Socialiste : 72 voix, soit 8,88 %

Les résultats complets sont publiés détaillés par candidats et par bureaux dans le tableau à télécharger

vendredi 11 avril 2014

Non à la fermeture de l'une de nos classes !

La décision a été annoncée officiellement par les autorités : une des neuf classes du groupe scolaire élémentaire Jean-Jaurès-Jules Ferry sera fermée à la rentrée. C'est un coup sévère porté à la population de Sérifontaine, à sa jeunesse, et à l'avenir de sa jeunesse.

tous concernés

Nous espérons que la nouvelle équipe municipale va entreprendre des démarches officielles résolues pour s'y opposer.

Nous voulons d'abord exposer les raisons que nous avons de nous y opposer, tous ensemble.

On a annoncé que 54 classes seraient supprimées dans l'OIse. Le choix des classes à fermer s'est fait en répartissant toutes les écoles par catégories (éducation prioritaire, maternelles, primaires, nombre de classes par école etc), et en calculant, dans chacune de ces catégories des moyennes de nombre d'enfants par classe avant et après suppression. Dans le cas de Sérifontaine, avec 210 élèves, nous serions à 23,33 élèves par classe sur 9 classes, à 26,25 sur 8 classes. Parmi les établissements de même catégorie dans l'Oise, 6 classes ont été supprimées, et sur les 6 établissements frappés, Sérifontaine se classe en 5ème position pour la fameuse moyenne. Par comparaison, le premier établissement de la catégorie, celui de Crepy en Valois, a une moyenne de 21,57 élèves par classe, et de 25,17 après suppression.

Sérifontaine est donc peut-être " à la limite", et la lutte contre cette mesure n'est pas sans espoir parce que nous avons des arguments, chiffrés :

  • Premier argument : les calculs ont été faits sur un effectif prévisionnel: qui l'a établi? À quelle date? En comptant les constructions nouvelles? En comptant l'effet attendu du train? De l'agrandissement de la capacité de la cantine?
  • Second argument : la (récente) fusion des deux écoles nous a ici desservis: sur chacune des deux écoles séparément il aurait été bien difficile de supprimer l'une des classes, car même avec la même moyenne "avanr" suppression, la moyenne "après" aurait bondi hors des normes. Ainsi les 92 élèves de Jules Ferry sont à 23 sur 4 classes, ils auraient été à plus de 30 sur trois classes…
  • Troisième argument : si Sérifontaine était inscrite en éducation prioritaire, notre moyenne nous aurait mis hors cible. Nous ne disons pas que Sérifontaine doive être ainsi inscrite, et sans doute l'attractivité de notre commune ne serait pas grandie non plus par un tel classement. Cependant, le dernier examen de la situation de notre Commune a-t-il intègré la perte définitive de tous les emplois de l'usine, ce qui serait de nature à être pris en compte ? L'inscription en éducation prioritaire dépend en effet de plusieurs éléments : les passages entre GS et CP ; les passages du CM2 à la 6ème ; les nouveaux enfants qui arrivent dans la commune et qui s'inscrivent à l'école ; enfin la déscolarisation d'enfant au cours de l'élémentaire que ce soit pour changement d'école, pour déménagement ou changement d'établissement, passage du public au privé ou inversement.
  • Quatrième argument : même hors éducation prioritaire, nos enfants ne sont pas favorisés loin de là. Au niveau de l'ensemble de la population, les statistiques publiées par l’Insee sont médiocres. 28 à 29% de la population sans aucun diplôme en 2010 (contre 32% environ dix ans plus tôt) auxquels il faut ajouter 12% (contre 20% dix ans plus tôt) qui ne dépassent pas l’école primaire. Le CAP ou le BEP reste le niveau d’étude « normal » avec 30% de la population (contre 27%). Certes le bac progresse (14% contre 8% dix ans plus tôt) comme l’enseignement supérieur « court » (7% contre 4%). Bien sûr il s’agit des chiffres sur l’ensemble de la population, en y comptant nos anciens dont la scolarisation avait été bien courte. Lors de la campagne électorale, Monsieur Grousset assurait que les jeunes sérifontainois réussissent bien dans les collèges de Gisors. En est-on assez sûr?

En voilà assez pour les chiffres et les moyennes, qui lissent artificiellement les choses. On sait bien ce qu'est la gestion chiffrée : des flux déjà "tendus" de personnels, qui ne permettent pas le remplacement des professeurs en cas de maladie, d'absences diverses, ou de congés formation. L'an passé, de nombreuses journées de cours n'ont pu être assurées, et les enfants étaient souvent répartis sur les autres classes, ce qui accroit davantage la difficulté d'enseignement et augmente le nombre d’élèves de facto. Cela n'est jamais réintégré dans les moyennes !

Au delà des arguments chiffrés, il y a bien des raisons à mettre en avant :

  • Les petites incivilités ordinaires et régulières, qui sont signalées et constatées d'une façon récurrentes instaurent un climat de dureté, et parfois des violences y compris à l'école maternelle. Ceci a été évoqué de façon explicite au sujet de l'atmosphère régnant à la cantine. C'est aussi un facteur à prendre en compte, en sus des enfants nécessitant un suivi personnalisé, que ce soit en raison de désocialisation ou de difficultés scolaires induites.
  • Et il y a aussi des enfants avec des handicaps auxquels la nouvelle municipalité dit vouloir porter une attention plus grande.

Avec ces arguments, et d'autres, il est important d'organiser une mobilisation: des élus, des parents d'élèves, des citoyens. Il faut créer un comité de parents et éventuellement d'élus en s'appuyant sur les représentants des parents d'élèves.

Nous ferons parvenir vos commentaires à l'Inspection, mais aussi à la presse. Et puisqu'il s'agit de l'école, terminons par une citation :

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu - (Bertolt Brecht)

LA PRESSE S'EST LARGEMENT FAITE L'ECHO DE NOTRE MOBILISATION

la ville bloquée

dimanche 23 mars 2014

L A . G I F L E

dans le panneau

À l’heure où nous écrivons les résultats qui n’ont pas encore été officialisés sont les suivants: sur 1992 inscrits et 1374 votants (68,97 %) dont 72 blancs ou nuls, 755 voix en faveur de la liste “Sérifontaine pour tous”,soit 57,99 % et 547 pour la Liste Démocratique d’Union Ouvrière.

Au scrutin de 2008, c’étaient 1308 votes qui avaient été exprimés, dans un système permettant le panachage. La LDUO avait bénéficié de 502 à 571 suffrages (544 pour Monsieur Grousset placé en 7ème position) et n’arrivait en tête que grâce à une triangulaire causée par le maintien d’une liste dissidente à gauche, dont la tête de liste, Christian Werner, avec 367 voix (332 pour M. Marteau) se classait légèrement derrière la liste où figurait M. Thibaut qui faisait, lui, 373 voix.

Ce dimanche, avec 1992 inscrits et un taux de participation de 69%, tout le monde salue la vigueur de la participation, qui est réconfortante. Nous notons toutefois que le nombre d’inscrit n’a augmenté que de 72 quand il y a probablement 300 habitants de plus : notre commune a donc un effort d’intégration particulier a mener.

Patrick Thibaut opère par rapport à son score de 2008 une très forte progression. A contrario, hormis quelques rares ralliements individuels, les électeurs notamment de gauche ont refusé de se rassembler autour de M. Grousset qui conserve tout juste le score obtenu jadis dans une triangulaire ! De cet échec, il nous avait par avance rendu partiellement responsables. De leur côté, les leaders de l’ancienne liste de M. Werner pointaient ce soir le poids de leurs électeurs de 2008 dans l’échec de la liste conduite par M. Grousset. Il paraît dérisoire de s’attribuer quelque mérite que ce soit, ou de jeter des anathèmes.

Sérifontaine a donc un nouveau Maire. Nous tenons à lui présenter, dans un esprit républicain, nos félicitations et nos encouragements pour une tâche dont il mesure déjà la lourdeur.

Un nouveau style? Première interview, le nouveau Maire entre deux journalistes. Souhaitons un nouveau style, aussi, dans la communication...

Nous entretenons, à titre personnel, des relations cordiales avec Monsieur Thibaut. Nous n’avons donc aucune raison de cacher que, dans un esprit de rassemblement qui lui fait honneur, il nous avait proposé, à tous deux, de figurer sur la liste qu’il a su conduire à la victoire. Cohérents avec nos propres valeurs qui s’inscrivent dans la tradition d’une gauche exigeante, nous avions décliné cette offre. En revanche, nous sommes évidemment prêts à participer aux Commissions municipales qu’il a promis d’ouvrir à des citoyens de tous bords, et à mettre ainsi nos compétences au service de notre commune, sans équivoque, tout en continuant à émettre un avis critique constructif et objectif sur l’action menée.

René Grousset et le tout petit groupe qui, en réalité, gérait avec lui la Mairie ont donc réussi à perdre pour la gauche une cité ouvrière longtemps revendiquée comme sienne par le Parti Communiste Français. Nous ne pensons pas que ce soit parce qu’un engagement politique clair serait désormais dépassé. Nous avons déjà dit que le soutien PS-PCF dont se réclamait la LDUO n’était qu’un faux semblant. Dès le début 2013, notre message de vœux (intitulé ''Bleu, blanc, rien'') pointait un effondrement idéologique que le délabrement de nos infrastructures publiques, justement dénoncé par M. Thibaut, ne fait qu’illustrer cruellement.

En juillet 2013, une rencontre a été organisée avec l’équipe sortante pour leur proposer d’inscrire la campagne municipale à venir dans la dynamique créée par le Front de Gauche, arrivé en tête dans notre commune en mars, et de saisir la chance qu’Anthony Auger, jeune, dynamique, réfléchi et convainquant, pouvait représenter pour notre commune. Lors de cette rencontre il a hélas été clair que l’équipe ne parvenait pas à imaginer l’avenir et repoussait brutalement la jeunesse. Depuis lors, les conseillers municipaux n’ont cessé d’en donner des preuves. Ils ont expliqué sans honte l’inutilité d’une implication des jeunes parents, l’inutilité d’une main tendue aux adolescents. Enfin la gestion de l’affaire quant à une possible maltraitance sur enfants à la cantine a montré (au delà d’une défense de clan), une insensibilité qui a contribué à leur échec. La vraie gifle, ils se la sont donnée à eux-mêmes.

A l’idée que la campagne puisse être conduite par un jeune de 27 ans, l’un des conseillers n’avait trouvé qu’un mot : ça me fait mal pour René. Est-ce que ce soir ça lui fait du bien quelque part ?

En janvier 2013, dans un communiqué, Anthony Auger faisait savoir qu’il ne serait pas prophète en son pays, mais notait aussi que l'avenir ne peut et ne doit pas être la répétition d'un passé révolu. Mais le tract des sortants ne parlait que de continuer et toute tentative de critique provoquait une réaction proche de l’autisme.

Anthony Auger écrivait en janvier : l'équipe municipale, par manque d'écoute et d'ouverture, ne prend pas conscience de ces évolutions et ne mesure pas l'effort considérable à mener de renouvellement des idées et des têtes, le besoin de renouveau dans les pratiques et le projet que doit porter la gauche pour répondre à ces défis.

C’est à cet effort que nous appelons tous ceux qui ont le cœur et l’esprit à gauche, sans sectarisme, avec un regard sur tout notre environnement et en inscrivant notre action à l’échelle du bassin de vie qui nous rend solidaire de ce qui se fait à Gisors, où la gauche quoique divisée reste majoritaire ce soir.

Jacques FAVIER - Olivier VÔ-TÂN

mercredi 5 mars 2014

Tréfimytho ?

vue aérienne 1

Le jeu de mot n’est pas de nous et nous l’empruntons à un journaliste qui nous le pardonnera. Mais il n’y a vraiment que le jeu de mot qui soit drôle dans la question de la « revitalisation » du site de Tréfimétaux. Cette question a ressurgi à l’approche des élections tant au Conseil Municipal ou dans les tracts des deux listes que dans la presse (ici et là), mais toujours dans une grande imprécision.

La réindustrialisation dans le CP du 24 janvierl'éclaireur du 22 janvier 2014

Pourquoi le Conseil municipal de Sérifontaine serait-il réellement plus combatif là, justement maintenant, face à Tréfimétaux (ou à Merck) ?

Quand on lit le compte rendu du dernier Conseil Municipal (pages 4 et 5), on a du mal à suivre l’exposé de Monsieur Grousset, évoquant pêlemêle des contacts avec des collectivités publiques, la société FI&E, des repreneurs plus ou moins identifiables ou opportunistes, le tout assorti de l’idée curieuse qu’il ne faut pas tout dévoiler.

Quand on lit les tracts électoraux des deux listes, on ne sait jamais ni quand ni comment ni pourquoi le site revivrait.

Essayons donc de mettre les choses dans un certain ordre, en commençant par la nature du terrain :

  • Le site est un site privé
  • Une fois nettoyé de son matériel il devra être dépollué, et parler de se réindustrialisation avant de savoir ce que coûterait sa dépollution est un non sens économique

(Voir notre analyse détaillée sur la nature du site).

Donc, sauf à des fins de campagne électorale, il est peu utile de « communiquer » avant l’audit environnemental. Un audit environnemental a été confié au cabinet international Antéa. Cet audit serait en cours d’achèvement, il ne sera pas rendu avant les élections. Mais ces conclusions seront-elles publiées ? ou bien resteront-elles dans les petits papiers de ceux qui auront payé cet audit ?

Dans les deux cas il ne faut par ailleurs pas trop en attendre : on est encore très loin, aujourd’hui en France, d’une injonction politique autoritaire de dépolluer, et ceci même dans des sites plus pollués encore !

On a parlé aussi d’une accélération du nettoyage… sans que l’on voie pour autant beaucoup d’activité en ce sens, ni beaucoup de camions et de containers.

En revanche il se dit que le groupe KME serait ouvert à discuter de modalités de cession particulièrement avantageuses avec des candidats à l’acquisition en l’état de surfaces importantes. On ne peut être plus clair : on cherche un dépollueur autant qu’un repreneur. Et il y a une certaine logique (financière) à cela.

Nous ne mettons absolument pas en doute la bonne volonté de Monsieur Marchal, ni même la volonté de KME de vendre le site. Voir notre analyse détaillée sur ce point.

La démarche d’un cabinet comme FI&E sera de tout faire pour mettre au point une solution d’ensemble. Mais cela prendra du temps.

En ce qui concerne la Municipalité, au lieu de se placer en position de voir qui viendra, il conviendrait d’avoir une vue stratégique. Mais ceci s’applique aussi à Monsieur Thibaut qui, lui aussi, veut faire venir des emplois sur le site. Aucun emploi industriel contemporain ne paraît pouvoir être envisagé pour des bâtiments (neufs ou vétustes) qui ont été conçus jadis dans un usage précis. Et comme les emplois industriels disparaissent partout, les très rares sont accueillis avec terrains et subventions. Ce ne sont pas les friches qui manquent ! S'il y a investisseurs hypothétiques en recherche d'atterrissages, Sérifontaine n'est largement pas le seul terrain ni le mieux placé. il s'en faut de loin, tant de par sa situation géographique, les apports financiers, l'état du site ou l'activisme et de l'entregent de sa municipalité. Dans ces conditions, il serait étonnant de voir s'animer à nouveau le site d'un point de vue industriel de sitôt, ou alors il faudrait une conjoncture de moyens, de synergies et de volontés politiques exceptionnellement fortes que nous appelons de nos vœux et dont nous réjouirions bien évidemment. Cela ne nous semble hélas pas aujourd'hui d'actualité, sur tous les plans.

Combien le site possède-t-il d’embranchements ferroviaires ? On a dit autrefois que Colas-Rail en remettrait deux en état, puis du côté de KME on ne parlerait plus que d’un seul tandis que la rumeur court qu’il n’y aurait plus aucune « aiguille » ? En réalité, lors d'une réunion cette année, cette question a été abordée. La demande de maintien formulée par le Maire n'a pas été suivie d'effet. La réponse était que les aigullages pourraient être rétablis si besoin, un jour. Par acquit de conscience nous avons été sur place pour en avoir le coeur net au niveau du PN 29 : les aiguilles situées avant et après celui-ci ont bel et bien disparu. Et leur rétablissement éventuel demandera sans doute une interruption de trafic, en tout cas des investissements.

Quoi qu’il en soit les hangars serviront probablement de hangars, pour de l’entreposage. La logistique est une filière active dans l’Oise. Ce sont des activités recrutant localement, même des personnes peu qualifiées ou déqualifiées (voire en insertion).

Enfin certains bâtiments devront sans doute être démolis, soit du fait de leur vétusté
 soit du fait de leur trop grande spécificité. Une fois abattus, n’importe quel promoteur sera tenté d’implanter du résidentiel, mais la totalité du site est aujourd’hui classée en zone UI : Zone urbaine à vocation d’activités industrielles. Sans doute le PLU pourra-t-il être changé, mais désormais cela doit aussi se faire en cohérence avec le SCOT de la Communauté de Communes.

vue aérienne 2

Restent quelques bâtiments presque antiques. Nous pensons qu’on pourrait s’inspirer de ce qui a été fait sur un autre site Tréfimétaux, à Couëron. La partie la plus vieille de l’usine, avec ses fenêtres en ogive, ou la maison du directeur si on lui enlève son crépi, pourraient abriter quelque chose qui soit consacré à la mémoire de la vie industrielle, ou du laminage, pour un public scolaire. Mais aussi un musée pour la mémoire ouvrière et populaire, parce qu’il existe déjà de nombreux musées où les puissants montrent, écrivent et imposent leur Histoire, et que le combat politique est aussi un combat culturel.

Donc, oui, un Musée, mais avec plus d’ambition que le petit musée que MM. Grousset et Bouffart parlent d’installer à la Gare, mais qui sera oublié au lendemain des élections. De tels Musées, mais aussi des réhabilitations les plus diverses (et les plus inventives) existent, et créent de l’emploi.

Mais encore une fois, il n’est pas sérieux d’annoncer (même sous forme de sous-entendus ou de rumeurs) quoi que ce soit à un mois des élections.

mercredi 8 janvier 2014

Une " année 14 " sans tranchées ?

Les animateurs du site vous présentent tous les vœux qu'ils forment pour vous et pour notre Commune à l'orée de cette année importante.

Importante, mais hélas peut-être pas "décisive". Beaucoup de Sérifontainois souhaitent que beaucoup de choses changent. Elles ne vont pourtant pas changer toutes seules pour autant.

Il y a une chose qui va changer, politiquement, c'est la loi électorale. Avec deux conséquences importantes.

D'abord l'opposition (qui peut réunir près de la moitié des électeurs) sera présente au Conseil Municipal, et quelque soit le résultat, ce sera une bonne chose. Pour s'en convaincre, il suffit de lire le compte-rendu que nous avons mis en ligne du dernier Conseil Municipal, qui s’est tenu lundi 23 décembre. Malgré notre demande consécutive à celui du début du même mois, ni la presse, ni les deux blogs politiques (celui de M. Thibaut et le nôtre) n’ont été prévenus. C’est dommage. Mais surtout, lors de cette séance, le ton et les attaques ont témoigné, au-delà du débat démocratique naturel, d’une attitude peu ouverte à l’échange d’idées, avec un pilonnage en règle de toute forme d’opposition ou de même de proposition ! Là aussi c’est dommage. Sérifontaine est face à des défis sérieux. La guerre des tranchées, c’était en 14, certes, mais il y a un siècle !

Ensuite il va falloir faire leur place aux femmes, ou trouver le moyen que les femmes prennent cette place. Si la campagne tarde à commencer, alors même que chacun connaît les têtes de listes, est-ce seulement parce qu'on n'a rien de plus à se dire que la dernière fois (encore que...) ? Ou bien serait-ce que les listes ne sont pas tout à fait prêtes? Chaque camp a sans doute du mal à mobiliser les indispensables femmes! Et plus d'un doit maugréer tout bas contre cette loi venue de Paris.

Et si c'était une chance pour Sérifontaine? Voici donc le vœu que nous formons: que les dames que l'on va "inviter", comme amies ou comme obligées, à venir siéger au Conseil Municipal y prennent toute leur place ! Puisqu'il faudra 10 dames par liste, et qu'une fois réunies elles seront indispensables, pourquoi ne réaliseraient-elles pas qu'elles peuvent bien plus facilement choisir, elles, les hommes, et leur assigner les places et les responsabilités qu'elles voudront? Et plus encore imposer des usages nouveaux, des thèmes politiques nouveaux, les idées nouvelles dont Sérifontaine a tant besoin, et que l'on attend toujours à moins de cent jours de l'élection?

En tout cas, si aucun camp ne leur paraît correspondre à leurs vœux, les animateurs de ce blog accueilleront bien volontiers les femmes qui désireraient participer à la réflexion et s'investir pour développer la vie démocratique de Sérifontaine et son bassin de vie.

Bonne année à tous, et surtout à toutes!

Une marianne au meeting du FdG le 18 mars

samedi 21 septembre 2013

Communiqué d'Anthony Auger

Après les bons scores réalisés par le Front de Gauche lors des campagnes présidentielles et législatives, notamment lors du premier tour des législatives partielles de mars, je voudrais vous faire part de mes réflexions concernant les élections municipales à venir.

Anthony Auger

Il me semble que Sérifontaine, pour pérenniser sa tradition progressiste et redonner un espoir et une vision à sa population, doit trouver plusieurs renouveaux : autant qu’il est possible à une municipalité dans la période difficile que nous connaissons, la revitalisation économique doit être le but inlassablement poursuivi, bien au-delà de ce qui a été fait avec la création de la « zone de Frier ». Il me parait également nécessaire de développer, dynamiser et valoriser la vie culturelle et associative. Il est illusoire d’espérer attirer une population diversifiée et active, et des entreprises créatrices d’emplois qualifiés, dans une cité qui n’offre pas de vie sociale de qualité. Enfin, je crois que la transition écologique doit donner des lignes de conduite impératives sur le moyen et long terme et être un atout pour le développement de la commune.

Le cadre politique de Sérifontaine a profondément changé. Désormais, il sera contraint par son rattachement autoritaire à la Communauté de Communes du Pays de Bray, dirigée par la suppléante de Jean-François Mancel. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet pour expliquer que cette entrée en Communauté de Communes, sans information, ni consultation de la population constitue non seulement un manque flagrant de démocratie mais elle ne présente en outre que très peu d'intérêt pour le développement de Sérifontaine. Je reste convaincu que l'avenir de la commune doit se réfléchir à l'échelle de notre bassin de vie et d'emploi qui s'oriente naturellement vers Gisors. Ajoutons à cela, une situation budgétaire difficile qui est l'une des conséquences de la fermeture de Tréfimétaux et qui s'aggrave par l’austérité imposée par le gouvernement aux collectivités.

Dans ce contexte, l'avenir ne peut et ne doit pas être la répétition d'un passé révolu.

Évidemment, la liste de droite conduite par Patrick Thibaut, éternel opposant, n'apporte aucune solution novatrice aux préoccupations de la majorité de la population. Au contraire, son unique préoccupation à réduire les dépenses publiques, c'est à dire les services publics, ne fera qu'amplifier la transformation de Sérifontaine en "cité dortoir".

Mais, dans l'état actuel des choses, l'équipe municipale, par manque d'écoute et d'ouverture, ne prend pas conscience de ces évolutions et ne mesure pas l'effort considérable à mener de renouvellement des idées et des têtes, le besoin de renouveau dans les pratiques et le projet que doit porter la gauche pour répondre à ces défis.

Pour ma part, si je ne serai pas candidat à Sérifontaine en mars prochain, je continuerai cependant à défendre les valeurs progressistes qui m'animent et, que ce soit en matière d'emploi, de ré-industrialisation, de transport, de santé, d'éducation, de culture... , je veux poursuivre mon action et celle du Front de gauche, à l'échelle du territoire de cette vallée de l'Epte et du Vexin, pour un développement de notre bassin de vie et pour des politiques qui répondent aux besoins et aux aspirations de sa population.

Anthony Auger


Patrick Thibaut a réagi dans l'Oise Hebdo du 25 septembre 2013 à ce communiqué

Réaction de Patrick Thibaut

lundi 22 avril 2013

Sérifontaine et l'information sous-marine

Le Journal Télévisé de France 2, samedi 20 avril a cru nécessaire d’illustrer une thèse (la montée du Front National, partout, et même sur d’anciennes terres de gauche) par un reportage à Sérifontaine, qui, uniquement fondé sur une analyse sommaire du second tour, fait la part belle au Front National en occultant complètement les enseignements du premier tour de l’élection.

sous l'oeil de Marine Le Pen

Il s’agit d’un « sujet » comme la télévision en inflige en permanence, mêlant radio-trottoirs soigneusement cadrés et filtrés pour illustrer la thèse avec laquelle les reporters sont arrivés et conclusion d’un politologue qui lui n’a pas fait le déplacement.

Après le moment de honte devant le spectacle misérable donné de notre ville, après la rage de se voir servir de figurants dans un spectacle sur la souffrance sociale, que peut-on dire ?

Oui, Sérifontaine a une tradition ouvrière et de vote à gauche, et oui, elle a été enclavée dans une circonscription rurale dessinée par des "experts" et fortement marquée à droite.

Oui, Sérifontaine a perdu sa principale entreprise, Tréfimétaux. Mais il n’y a pas de relation automatique avec un vote pour le Front National qui progresse bien assez partout ailleurs dans la région ! Nous comprenons les inquiétudes des sérifontainoises et sérifontainois qui s’expriment dans le reportage. Pour autant, dans ce contexte, le premier choix des électeurs a été de placer le Front de Gauche en tête lors du premier tour de l’élection législative partielle de mars et le Front National en 3ème position. Avec une gauche majoritaire à près de 54 % des voix. Cette élection a d’abord été marquée par une forte abstention (près de 73% à Sérifontaine), et son second tour est à replacer dans le contexte bien particulier où aucun candidat de gauche n’était présent. Évidemment, on ne peut se réjouir du score que réalise la candidate FN, mais ce résultat reflète avant tout une véritable sanction pour le député UMP sortant. Député tristement célèbre pour ses déboires judiciaires, sa proximité avec l’extrême-droite et son mépris des salariés qui ont lutté pour défendre leurs emplois, que ce soit chez Tréfimétaux ou Merck-Organon.

Utiliser Sérifontaine pour illustrer une « percée » du Front National est un mensonge. La véritable percée qui a eu lieu lors de la dernière élection est celle du Front de Gauche qui est passé de 16% en juin 2012 à plus de 26% en mars 2013. A l'issue d'une campagne active, faite de dialogue et d'engagements, les électeurs n’y ont placé en tête ni les partis de la résignation, ni celui de la démagogie, mais des candidats jeunes, enthousiastes et porteurs d'un projet de transition sociale et écologique. Des candidats capables de se mobiliser pour la défense de l'emploi et du service public. Grâce à une action d'explication, de démarche de porte à porte, mais aussi par une implication forte dans le conflit Merck-Organon, et une présence constante et percutante dans tous les médias, le Front de Gauche, en quatrième position en juin dernier, est passé en tête !

Mais ce mensonge est aussi une sottise. Les chiffres que nous avons détaillés sur ce site montrent que près d’un tiers des électeurs du premier tour se sont abstenus au second, et que près d’un tiers des électeurs du second tour s’étaient abstenus au premier tour. Chose qui affecte sérieusement la validité de considérations générales sur « les électeurs traditionnels de la gauche qui votent désormais à droite ».

Maintenant que les reporters sont repartis, le travail doit recommencer. Non, Sérifontaine ne doit pas devenir une cité dortoir. Il y a d’autres choses à faire que d’écouter simplement monter la souffrance. L'extrême –droite n’a pas sa place à Sérifontaine, ni ailleurs!

Anthony Auger et Jacques Favier



téléchargez le tract sur la Marche citoyenne du 5 mai

L'Oise Hebdo souligne les nombreuses approximations, de forme et de fond, de ce "reprtage". Certaines n'ont pas échappé aux téléspectateurs (voir commentaires). la dame filmée ... à Gisors, notamment!

à la télé

Quant à l'Éclaireur il souligne la sélection de microtrottoirs d'habitants désabusés et de plans filmés dans des rues volontairement choisies désertes.

l'éclaireur

lundi 1 avril 2013

Sérifontaine, à la croisée des chemins? Les enseignements de deux dimanche fort différents

Les élections législatives partielles des 17 et 24 mars 2013 sont riches d'enseignement: un beau succès du Front de Gauche et de la Gauche au premier tour, suivi au second tour -en l'absence de choix de gauche, d'un désaveu massif du candidat de l'UMP sous la forme d'un vote à 60% pour l'extrême droite.

la ville qui ne connait pas de 21 avril

On lira dans l'article de la semaine suivante un extrait des commentaires de Anthony Auger et de Jacques Favier.

l'Oise Hebdo du 27 mars 2013

Les spécialistes de l'analyse politique se reporteront avec profit au site de Joël Gombin, chercheur en sciences politiques à l'UPJV qui a exploité de façon originale une méthode mathématique encore inédite en France pour faire apparaître des taux de reports de voix d'un tour sur l'autre canton par canton.

Les analyses mathématiques proposées par Joël Gombin doivent cependant s'apprécier en tenant compte d'un élément important, révélé quelques jours plus tard par l'analyse des registres d'émargement: il y a eu à Sérifontaine une rotation des électeurs très importante en tout cas plus importante que ce qu'attendait Joël Gombin

En effet il ressort du pointage que nous avons opéré que 147 des 544 électeurs qui avaient voté au premier tour se sont abstenus au second tour. Inversement 148 électeurs qui s'étaient abstenus au premier tour sont venus voter au second tour et font partie des 544 (coïncidence!) électeurs du second tour. Il est évidemment impossible d'affirmer précisément ce qu'ont pu voter ces "demi-abstentionnistes". Mais il est symétriquement difficile d'extrapoler des reports de voix entre les deux tours en ignorant ce taux de rotation de près de 27%.

jeudi 7 mars 2013

Convaincre !

Dans l'Oise hebo du 6 mars, une phrase a fait mouche parce qu'elle résumait bien la campagne. Nous la reproduisons avec plaisir:

Le Front de Gauche informe à tout va qu'il organise, dans le cadre de la campagne de l'élection législative partielle, un certain nombre d'initiatives de campagne sur la circonscription de Beauvais Sud cette semaine en présence d'un ou des candidats du Front de Gauche.

Pierre Ripart et Anthony Auger enchainent les rencontres et réunions tout au long de la semaine. pas moins de voingt rendez-vous du 27 février au 5 mars. Les 35 heures ne seraient-elles pas un peu dépassées?


convaincre!

La campagne pour le 1er tour des législatives partielles (dimanche 17 mars 2013) est présentée sur la page LÉGISLATIVE PARTIELLE

lundi 21 janvier 2013

Le vivier de la Colère

« Nous ne voulons pas d'un territoire qui se transforme en vivier de la colère ». C’était le 12 janvier à Lachapelle-aux-Pots où l’on fêtait les 20 ans de la caserne des pompiers.

Pompier, c’est le mot ! Un discours pompier c’est un discours dont les grands mots ne coûtent pas cher. Qui voudrait d’un territoire qui se transforme en enfer ?

Madame Nadège Lefebvre s’était lancée dans une comparaison osée : « Nous ne voulons pas d'un territoire qui se transforme en vivier de la colère, de la rancœur, en bastion de la détresse d'hommes et de femmes qui désespère d'une société qui les ignore. Vous, sapeurs pompiers participez à ce lien social. Mais le brasier social est souvent plus difficile à éteindre que les feux de forêts ».

Fermez le ban. Les feux de forêt, qui sont assez rares en pays de Bray, font moins peur à l’élue qu’un brasier social dont les étincelles sont des bulletins de vote pour la famille Le Pen.

Si dans le Bray (canton de Neufchâtel) Nicolas Sarkozy est arrivé en tête (32,3%) devant Marine le Pen (23%) dans le canton de Gournay l’extrême droite (29%) coiffait la droite « populaire » (28%) et à un demi-pourcent près dans le canton voisin de Songeons. Mais c’est dans notre canton que le vote frontiste est le plus important (30,7%) ; et même 31,4% en sortant Sérifontaine (où il est à 27,1%) des chiffres du canton. Et à Lachapelle-aux pots, Marine Le Pen arrivait largement en tête (30,1%) devant le président autoproclamé « candidat du peuple » (26,52).

On comprend l’inquiétude devant « la colère, la rancœur ». Cette rancœur s’exerce évidemment contre les responsables, c'est-à-dire contre les partis qui gouvernent, et au premier chef contre ce parti qui gouvernait depuis dix ans avec les pleins pouvoirs, qui avait inscrit le mot « populaire » dans son sigle mais qu’il ne viendrait évidemment jamais à l’esprit de quiconque d’appeler un parti populaire. Cette rancœur pourrait s’exercer aussi contre une gauche qui ne marquerait pas de rupture avec lui. Mais peut-elle s’exercer contre « la société » ?

Qu’est-ce que cela voudrait dire que les gens se désespèrent parce que la société les ignore ? La société, c’est eux-mêmes et c’est nous tous. Le slogan de notre site « soyons les acteurs de notre avenir », dit assez bien que c’est aux gens eux-mêmes de se réunir, de s’informer, de participer, de prendre des initiatives (oui, ce fameux esprit d’initiative, qui n’est pas le monopole des entrepreneurs du MEDEF).

Si Sérifontaine continue de placer la gauche en tête, au second tour des élections, c’est parce que la gauche porteuse d’une ambition affirmée de transition sociale, économique et écologique s’y fait entendre avec une force exceptionnelle dans la région. Mais là aussi, la droite est sous l’emprise importante de l’extrême droite. La voie de l’avenir, ce n’est pas l’incantation politicienne, de droite comme de gauche d’ailleurs.

La voie de l’avenir c’est un programme qui, pour donner un avenir à notre commune, à notre territoire, à notre bassin de vie, donne un avenir à sa jeunesse. Tous les jeunes ne seront pas pompiers, parce que fort heureusement peu de jeunes seront incendiaires, une volonté de développer l’emploi local en aidant les habitants à créer leur emploi sur place et en attirant des emplois à forte valeur ajoutée. Ce qui à son tour suppose une vraie ambition culturelle, associative, festive, mais aussi une réflexion stratégique à long terme sur la transition écologique.

Jacques Favier et Anthony Auger

Annexe le "discours (au) pompier" dans l'OIse Hebdo notre billet repris par l'Oise Hebdo du 30 janvier 2013, avec ce beau commentaire "Jacques Favier et Anthony Auger n'ont pas l'intention de céder un pouce de terrain à laa droite sur leur territoire de Sérifontaine".

lundi 7 janvier 2013

Bleu, Blanc, Rien ? Nos Voeux pour 2013

C’était en un autre temps. Le 14 juillet 1928, Pierre-Eugène Boyer avait ceint le buste de la République d’une écharpe toute rouge et fait déposer au pied du monument aux morts une gerbe nouée d’un ruban rouge. C’était un temps où l’on portait haut les convictions, au risque de la provocation ou de la surenchère. Le geste avait provoqué une vive réaction du représentant dans l’Oise de l’Union Nationale des Combattants, puissant mouvement né après la grande guerre à l’initiative d’un aumônier des tranchées, mais avec la bénédiction, si l’on peut dire, d’un vieux bouffeur de curé comme Clémenceau. Le Bleu et le Blanc d’un côté, le Rouge de l’autre, en somme !

Ceux qui sont passés par la Mairie en ces jours de fête auront peut-être remarqué que le sapin y était uniquement décoré de guirlandes bleues et blanches.

Pierre-Eugène le Rouge, dont la médaille surplombe la chose, doit se retourner dans sa tombe…

bleu et blanc

L’oubli du rouge est certainement fortuit et à vrai dire sans grande importance. Néanmoins il manque quelque chose et on ne peut s’empêcher de songer que ce sont moins des guirlandes rouges que des convictions fortes qui font défaut aujourd’hui à Sérifontaine.

Bien sûr la ville se dit toujours « de gauche ». Et certains des opposants politiques, quand ils veulent dénoncer sa gestion, considèrent que nous avons « une Mairie de gauche ». Mais au-delà de quelques gestes sociaux bienvenus, et que nous ne remettons pas en cause, ou de quelques bonnes paroles... où est la mise en œuvre des valeurs de gauche ? Où est l’ambition de transformation politique et sociale ?

On peut présenter comme un grand événement le déménagement d’une supérette : cela en dit plus sur la politique commerciale du Groupe Carrefour que sur la politique municipale. On peut se résigner devant les diktats du préfet et adhérer à une Communauté dirigée par une proche de M. Mancel, quand le maire divers-droite de Bury se bat bec et ongles et développe des initiatives citoyennes pour refuser d’adhérer à une Communauté dirigée par un socialiste ; cela en dit plus sur le tempérament des uns ou des autres que sur leur philosophie politique.

Alors que demandons-nous ? Il y a selon nous, dans le « code génétique de la gauche », une certaine propension à faire confiance à l’avenir, ou plus exactement à notre volonté de décider collectivement d’un avenir qui est avant tout celui de nos jeunes. Mais à Sérifontaine aujourd’hui, certains jeunes, désœuvrés, sans espace convivial qui leur soit dédié et probablement sans grand espoir, se font dans les recoins de nos rues des arbres de Noël à l’image de leur présent.

arbre de Noël

Donner un avenir à ces jeunes c’est en donner un à notre commune,. Cela suppose une volonté de développer l’emploi local (en aidant les Sérifontainois à créer leur emploi sur place et en attirant des emplois à forte valeur ajoutée), une ambition renouvelée en matière culturelle, associative, festive, et une réflexion stratégique à long terme sur la transition écologique pour que Sérifontaine, qui a su profiter de l’industrialisation jadis, sache saisir les chances qu’offrira le monde nouveau.

Pour définir et construire tout cela, il faut aussi retrouver le goût d’un débat démocratique à la fois sérieux, respectueux et fraternel.

Voilà les vœux que nous voudrions formuler pour notre ville en ce début d’année.

Anthony Auger et Jacques Favier


contact@serifontaine.info

 

LIRE AUSSI

Les Voeux de Monsieur le Maire pour 2013

l'Article de l'Oise Hebdo sur les voeux de 2013 à Sérifontaine

mercredi 19 décembre 2012

Quelques nouvelles de notre avenir

la lettre

 

La Présidente de la ComCom du Pays de Bray (Oise) vient de publier sa nouvelle lettre datée du 2ème semestre 2012, assez récemment sans doute, vu la référence à une décision du Conseil Communautaire nous concernant, en date du 13 novembre, et les vœux pour 2013.  vous pouvez la téléchargez ici .

Au sujet de Sérifontaine, qu’y apprend-on de nouveau ? Trois choses, si on lit précisément :

1 Que le projet d’annexion a franchi un nouveau pas, le 13 novembre : les maires des 22 communes auraient donné leur accord. A l’unanimité ? à une courte majorité ? on ne le sait pas.

2 Que la date de réalisation a toutefois été reculée. Contrairement à ce que laissait entendre Monsieur le Préfet dans sa lettre à Jacques Favier datée du 31 octobre 2012, l’urgence qui ne permettait pas d’instaurer un débat a donc été assouplie pour permettre un audit !

3 « Pour autant », comme l’écrit par deux fois dans son document Mme Lefebvre, « la Communauté de Communes du Pays de Bray associe la Commune de Sérifontaine pour réaliser une étude financière et fiscale sur les années 2012 puis 2013 afin de préparer cette intégration. ».

Qu’est-ce à dire ? après la maladroite annonce de l’instauration d’une taxe (de près de 150€) correspondant au coût d’un service qui est déjà rendu et financé par la commune, les responsables des deux côtés auraient enfin décidé de mettre les fiscalités municipales et communautaires face à face « afin d’éviter toute hausse des impôts locaux des administrés ». Derrière ce rideau de fumée se cache en réalité autre chose.

Mme Lefebvre a écrit dans l’Oise Hebdo du 14 novembre 2012 que l’entré de Sérifontaine dans la Communauté de Communes ne devait rien changer mais permettait de mutualiser les moyens. Vous trouverez ici la réponse d’Anthony Auger sur ce qu’il a à mutualiser de part et d’autre.

Mais il y a une chose que Mme Lefebvre ne veut pas mutualiser, c’est l’endettement. Elle ne s’en cache pas en privé, tandis que M Grousset s’en va répétant partout que notre commune n’a pas de dette. De nombreux citoyens souhaiteraient y voir plus clair. Il est amusant de constater que les élus en sont au même point! 

Au sujet de la ComCom on apprend aussi des choses utiles à méditer si nous devons subir le mariage que l’on nous a arrangé.

1. D'abord que, dans le droit fil de ses déclarations à l’Oise Hebdo, Mme Lefebvre a une vision très rurale du territoire : sente piétonne, gestion de l’environnement et des paysages, intérêt pour la filière bois, souci de concilier le respect des zones humides et l’urbanisme, amélioration des pratiques agricoles sur l’environnement. Et pourquoi pas ? Cela correspond à la réalité actuelle de la ComCom, même si le paysage de Lachapelle-aux-Pots a depuis quelque temps cessé d’être vraiment bucolique.

Ce sont des thèmes auxquels nous ne sommes vraiment pas insensibles. Mais il y a un problème : la ruralité a, jusqu’à présent, été plutôt exclue et la défense du paysage franchement négligée dans la gestion de Sérifontaine. Le parc Jacques Duclos, les rives de l’Epte, le site du Marais, autant de ratages paysagers ! Si la philosophie de la ComCom doit s'appliquer, il faudra que Sérifontaine prenne un peu soin de son paysage.

2. Ensuite que sa conception de la culture est à l’unisson : la réfection d’un Musée de Saint-Germer qui permet la découverte de la vie rurale d’antan et des métiers campagnards oubliés est évidemment un point positif, quoique réducteur : le Bray picard a aussi été industriel (les tuileries notamment). Or quand on regarde aussi le petit Guide touristique du Pays de Bray – Oise on découvre à la rubrique Culture et Patrimoine cinq suggestions de découverte : l’abbatiale de Saint-Germer de Fly, trois Musées dont celui de Saint-Germer, le Musée Paysan à Villembray et le Musée de la Poterie à la Chapelle, et pour finir la relique d'un saint dans l’église du Coudray. Il faudra que Sérifontaine rééquilibre cela en offrant enfin l’espace dédié à la vie ouvrière qui correspond à sa tradition propre. Un simple laminoir placé à l’entrée du bourg n’y suffira pas.

3. Cependant la ComCom communique aussi sur des thèmes comme : respect de la réglementation thermique, réhabilitation énergétique, isolation, photovoltaïque, réhabilitation des assainissements non collectifs... A Sérifontaine, il est clair que ces enjeux environnementaux devront demain être beaucoup plus présents dans les décisions qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent.

4. La Présidente affiche enfin le souci du dialogue avec les habitants. On apprend ansi que le SCOT est un document partagé avec la société civile, les partenaires institutionnels et les habitant(e)s du territoire grâce à la réalisation de trois réunions publiques et d’une enquête publique . On apprend aussi que des réunions publiques ont lieu avant chacune des 60 opérations de remise à neuf des installations d’assainissement non collectif. Ce goût de la réunion publique, cette conviction que du débat public nait une gestion plus juste et plus humaine, plus transparente et par conséquent plus démocratique nous anime particulièrement. Nous ne manquerons donc pas d’insister pour que la ComCom soit représentée lors de la prochaine Assemblée Citoyenne de Sérifontaine !

vendredi 23 novembre 2012

L'eau à Sérifontaine, Assemblée Citoyenne du 12 décembre 2012

Dans votre journal vous voyez souvent que des communes autour de la nôtre connaissent des difficultés avec la gestion, la distribution, le coût de l’eau et de son assainissement. Pourtant l’eau n’est pas une marchandise mais un bien commun. Nous devons garantir le droit d’accès à tous à l’eau et sa gestion au profit de tous.

Pourquoi s’en inquiéter aujourd’hui à Sérifontaine ? On a parlé lors d'une réunion tenue à la Mairie le 26 novembre de la "nouvelle station". Lisez le compte-rendu qui en est fair sur ce site (page "comtes rendus") . Mais au-delà du choix, en apparence très technique, d’une nouvelle station d’épuration, ce sont très vite les problèmes de la gestion de cette station puis de la distribution de l’eau qui seront traités. La question n’est pas seulement : voulez vous une station écologique (et pourquoi pas) ? Mais voulez-vous payer votre eau à votre commune ? ou à une entreprise privée qui tire des profits énormes de la gestion de l’eau au détriment parfois de l’environnement et souvent des usagers et de la collectivité à qui elle impose son modèle de gestion ?

Le tarif de l'eau doit garantir son accès à chacun. Autour de Sérifontaine, dans bien des communes la production et la diffusion de l’eau sont confiées par les Mairies à Véolia. La gestion de l’eau par cette entreprise privée échappe au contrôle des collectivités et des citoyens. Des charges étrangères à l’eau sont facturées et entraînent une surfacturation.

Suffit-il de dire « non » ? Pas si simple : Quel est l’état de notre réseau de distribution ? Existe-t-il des risques pour la santé (canalisations en plomb) ? Les fuites sont-elles importantes ? En ce qui concerne la station, la décision, longtemps repoussée, pourrait nous échapper. Sérifontaine risque-t-elle de tomber dans l’escarcelle du privé ? Véolia fera une ou deux promesses : mettre de nouveaux compteurs, faire disparaître les fuites, etc. Pour ne pas « payer », Sérifontaine signera. Et payera ensuite, longtemps…

Anthony Auger, candidat suppléant du Front de Gauche aux législatives de 2012 et Jacques Favier, animateur du blog Sérifontaine, un patrimoine commun vous invitent à participer le 12 décembre à 19 heures à une  ASSEMBLÉE CITOYENNE SUR L'EAU  pour comprendre et débattre

  • la transparence des coûts et le contrôle par les citoyens
  • le respect des usagers et le refus de toute coupure de l’eau
  • la protection de nos ressources d’eau
  • une station écologique, inodore, non bruyante
  • le respect du paysage et de l’environnement
  • les économies d’eau (et la récupération) conçues comme une priorité

Pour atteindre ces objectifs, il faut coûte que coûte garder à Sérifontaine la régie municipale de la gestion l’eau et la création d’une structure de contrôle associant les habitants.

contact@serifontaine.info

 

D O C U M E N T A T I O N

Qu'est-ce qu'une Assemblée Citoyenne?

Le tract du 12 décembre 2012

Une réunion organisée en septembre 2012 près de Gournay-en-Bray

Une promesse de Bernard Leduc

On en parlait déjà en 2008

Récépissé de dépôt de déclaration concernant la reconstruction de la station

La station évoquée dans l'Eclaireur d'avril 2012

Une vue aérienne du terrain (pour savoir où ça se passe!)

Le schéma d'une station conventionnelle (à boues activées)

Le schéma de la technologie Organica du Groupe Véolia

La description (par Véolia) de la station du Lude visitée par notre Conseil Municipal

Le schéma d'une station naturelle (à filtre plantés de roseaux) et la présentation faite durant l'Assemblée du 12 décembre

P R E S S E

Merci à la presse qui relaye nos initatives. Dans l'Oise Hebdo du 5 décembre 2012

Annonce de l'AC

et dans l'Eclaireur du même jour

l'article de l'Eclaireur